Le RTS,S est le premier vaccin antipaludique mis au point dans le monde. Son introduction dans la vaccination de routine au Burkina Faso va contribuer à réduire les cas de paludisme grave et le taux de mortalité liée à cette maladie. Cette vaccination concerne, à ce jour, 27 districts sanitaires des régions des Cascades, du Centre-est, du Centre-ouest, du Centre-sud, de l’Est, du Sahel et du Sud-ouest. Selon le premier responsable du département en charge de la Santé, Dr Robert Kargougou, ces districts sanitaires ont été choisis compte tenu de la gravité du paludisme et du taux élevé de décès liés à cette maladie. Il a ajouté que cette vaccination va s’étendre aux autres localités et que personne ne sera laissé de côté. « Un montant de cinq milliards de F CFA a été alloué par le budget de l’Etat pour acquérir des doses du vaccin R21 dès que disponible afin de couvrir le maximum de districts sanitaires », a expliqué le ministre Kargougou.
La vaccination concerne les enfants âgés de 5 mois et pour cette première phase, ce sont au total 218 222 enfants qui bénéficieront de la vaccination. « Le RTS,S est un vaccin sûr et efficace qui s’administre en 4 doses, au 5e, 6e, 7e et 15e mois », a rassuré le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique.
Le représentant de l’équipe des chercheurs sur le paludisme, le directeur général du CNRST, Dr Emmanuel Nanéma, a expliqué que le Burkina Faso à travers l’unité de recherche clinique de Nanoro, a participé avec six autres pays africains, aux essais cliniques de la phase 3 pour le développement du vaccin RTS,S. « Ce vaccin qui est le premier vaccin contre le paludisme dans l’histoire de l’humanité, a présenté un bon profil de sécurité et d’efficacité qui permettra de protéger efficacement nos enfants contre cette maladie », a-t-il souligné.
Au nom des partenaires techniques et financiers, le Représentant résident de l´Unicef au Burkina Faso.
L’INSTech a brillamment participé à l’essai clinique du RTS’S dont le site est basé à Houndé avec comme premier responsable l’éminent chercheur Burkinabé le Pr JEAN BOSCO OUEDRAOGO, Directeur Général de l’Institut.
Les résultats de l’étude ont été publiés le 16 AOUT 2023 à LONDRES dans The Lancet Infectious Diseases
L’INSTech est un organisme privé d’enseignement supérieur et de recherche basé à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. L’INSTech a mis en place un Service de Recherche Clinique (SERCL) situé dans le district sanitaire de Dandé. Le SERCL est une installation dédiée aux essais de médicaments et de vaccins et travaille en étroite collaboration avec l’hôpital de district et quatre centres de santé de Dandé. L’INSTech dispose également de trois sites de recherche clinique situés dans la ville de Bobo et dans les zones rurales proches du siège de l’institut. INSTech collabore avec le ministère de la santé à travers un accord #2022-202/MSHP/SG/DGESS/DGPP.
La réduction spectaculaire du nombre de cas de paludisme et de décès perdure sur une période de cinq ans grâce à la combinaison vaccin-médicament contre le paludisme saisonnier.
Les résultats finaux d’une étude phare confirment une réduction de deux tiers des cas de paludisme, y compris des cas graves et des décès liés à cette maladie, grâce à la combinaison du vaccin RTS,S et de médicaments, par rapport à l’une ou l’autre intervention administrée seule dans des contextes de transmission fortement saisonnière du paludisme.
L’efficacité du vaccin RTS, S est aussi élevée que celle des médicaments pour prévenir le paludisme dans les contextes de transmission fortement saisonnière.
La réduction globale de l’incidence du paludisme dépasse vraisemblablement 90 % chez les enfants protégés par des moustiquaires, les vaccins et les médicaments.
Seattle et Londres, 16 août 2023 – Les résultats finaux d’une étude phare publiés dans The Lancet Infectious Diseases confirment que les avantages de la combinaison du vaccin RTS, S/AS01E (RTS, S) avec des médicaments antipaludiques dans des contextes de transmission fortement saisonnière du paludisme se maintiennent sur une période de cinq ans. La combinaison vaccin-médicament a permis de réduire de près de deux tiers les épisodes cliniques de paludisme, y compris les cas graves et les décès liés à la maladie chez les jeunes enfants, par rapport à la vaccination RTS, S ou à la chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS) administrées seules.
L’étude de phase III, coordonnée par la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM) en partenariat avec l’Institut des sciences et techniques et l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé du Burkina Faso, le Centre de recherche et de formation sur le paludisme de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (Mali) et PATH (Seattle, Washington, États-Unis), a suivi plus de 5 000 enfants sur une période totale de cinq ans. L’étude a également confirmé que l’efficacité du RTS,S pour la prévention du paludisme dans un contexte fortement saisonnier était similaire, ou « non inférieure », à celle de la CPS.
Publication : Alassane Dicko, MD et Jean-Bosco Ouedraogo, PhD, et al. Vaccination saisonnière avec le vaccin RTS,S/AS01E avec ou sans chimioprévention du paludisme saisonnier chez les enfants jusqu’à l’âge de cinq ans au Burkina Faso et au Mali : un essai de phase 3 contrôlé randomisé en double aveugle. Maladies infectieuses du Lancet 2023.

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